PROCESSUS D’INTERVENTION – INTER-VENIR

L’expert et/ou le consultant du PĂ´le conseil de l’Institut diplomatique de Paris, l’intervenant en organisation rĂ©pond Ă  une commande.

Le commanditaire l’appelle le plus souvent parce que l’organisation ou le service dont il a la responsabilitĂ© rencontre des problèmes.

Le premier pas sera de comprendre en quoi ils consistent et quel est l’Ă©tat de l’organisation. L’intervenant procède donc tout d’abord Ă  une analyse prĂ©liminaire de la situation et du potentiel de la situation.

Il en tire des conclusions quant Ă  ce qu’il pourra proposer de faire en rĂ©ponse Ă  la demande du potentiel commanditaire.

Cette phase d’analyse de l’existant et d’exploration des possibles se passe souvent sous forme d’un processus intensif de communication et de nĂ©gociation entre commanditaire, intervenant et autres acteurs concernĂ©s.

Nous l’appelons le travail sur la demande qui dĂ©bouche sur un contrat avec des moments de rĂ©gulations et de re-nĂ©gociations prĂ©vus.

Après ce constat des faits et des faits remarquables dans l’ensemble des donnĂ©es recueillies, il s’agit de comprendre leurs significations pour l’ensemble des acteurs concernĂ©s et d’Ă©laborer des lectures alternatives pour prĂ©parer, proposer ou impulser des correctifs, des changements voire des rĂ©orientations profondes.

Pour ce faire, l’intervenant peut aborder son action essentiellement en tant qu’expert ou consultant.

En effet, les diffĂ©rents mĂ©tiers de l’intervention dans les organisations comme systèmes complexes, concernent l’exercice des rĂ´les d’expertise, de consultance, de coaching, d’audit, de conseil, d’accompagnement, de rĂ©flexion et d’analyse des pratiques, etc. et se rĂ©partissent selon deux fonctions, hormis celle d’Ă©ducation et formation : – la conduite, le pilotage ou le guidage de projets (posture d’expert) – et l’accompagnement de processus collectifs et individuels (posture de consultant ou de coach).

L’expert est celui qui peut effectuer lui-mĂŞme des bilans, des diagnostics et mettre en Ă©vidence des axes d’actions pour proposer des remĂ©diations dans le cadre de l’aide Ă  la dĂ©cision et de la rĂ©solution de problèmes (conduite, pilotage ou guidage du changement).

Le consultant est celui qui permet aux acteurs d’optimiser l’organisation, d’amĂ©liorer le fonctionnement des structures et qui fait Ă©lucider aux acteurs eux-mĂŞmes les rĂ©fĂ©rentiels, les coordinations, les rĂ©gulations, la qualitĂ© de la communication (accompagnement du changement).

Le coaching est considéré comme une version de l’accompagnement professionnel, en individuel.

L’expertise n’est pas un type de mission mais un type de regard, une attitude de l’intervenant, une posture professionnelle symĂ©trique Ă  celle du consultant.

L’expertise n’est pas la gestion d’un capital de savoirs (c’est la confusion entre expert et spĂ©cialiste) mais s’inscrit dans un paradigme de la rationalitĂ©, de l’objectivitĂ©, de la causalitĂ© (le paradigme mĂ©caniciste), au contraire le consultant s’inscrit dans un travail beaucoup plus clinique (le paradigme biologique).

L’expert dit, le consultant fait dire.

Toutes les missions peuvent ĂŞtre accomplies depuis une posture d’expert ou une posture de consultant.

Le premier conduit, pilote, guide, il met en scène son référentiel ; le second accompagne, il fait travailler le référentiel de l’autre.

Trois types d’activités :

L’expert aide à la définition des préconisations, à la prise de décisions, le consultant permet d’envisager des orientations stratégiques, le coach s’attache à une personne qu’il accompagne dans son destin et/ou son trajet professionnel.

Les consultants, les intervenants de l’Institut diplomatique de Paris ne cherchent pas Ă  se substituer aux preneurs de dĂ©cisions.

Après la restitution de leur travail, ils doivent se dĂ©tacher – au moins momentanĂ©ment – de l’organisation cliente.

Ils n’ont ni vocation de gourou ni d’instance parentale vis-Ă -vis d’elle.

C’est une des raisons pour laquelle dans nos interventions nous travaillons l’implication et la prise de recul ainsi que le transfert et le contre transfert qui jouent des rĂ´les forts dans l’intervention au plus haut niveau, en organisation et en entreprise comme dans le domaine de l’Ă©ducation et formation et celui de la formation professionnelle.Â